« La Voix du Nord » s’engage contre les comportements sexistes et le harcèlement sexuel

La Voix du Nord, le 25 janvier 2020 | 0 commentaire

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FRANCE. Créée par la journaliste Françoise Laborde en 2012, l’association Pour les femmes dans les médias (PFDM) s’était engagée auprès de toutes les femmes du secteur média afin de promouvoir la parité et l’égalité réelle devant et derrière les écrans. En écho aux nouvelles obligations qui se sont imposées aux sociétés en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes en 2018, l’association a décidé d’édicter une charte de bonne conduite. Dix-huit entreprises, parmi lesquelles France Télévisions, Canal+ ou encore TF1, l’ont signée le 13mars.

d’autres combats aussi

La charte a pris une nouvelle envergure lors de cette seconde édition avec la signature, mardi soir à Paris, de 59nouvelles entreprises, dont La Voix du Nord et la télévision locale Wéo (par le biais du syndicat des télés locales locales.tv), sous l’égide du ministère de la Culture et en présence du ministre Franck Riester.

« Aujourd’hui, rappelle le texte, ce sont 20% des femmes qui sont confrontées à une situation de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle! (…) Cela doit changer! » La charte impose aux entreprises d’informer et de sensibiliser les collaborateurs, d’agir (en nommant des référents ou en mettant en place des cellules d’écoute), de partager les bonnes pratiques et de s’engager à aider et à accompagner les victimes.

« Notre association est arrivée dans un scepticisme généralisé (…), raconte Françoise Laborde. Mais je voyais bien que des femmes autour de moi étaient malheureuses. » Aux slogans vengeurs, au fameux name and shame (nommer et couvrir de honte) en vogue aux États-Unis, PFDM a préféré le show and shine (montrer et faire briller). « La charte, c’est ça, poursuit la journaliste. Il faut intervenir avant que ne soient commis les faits. »

Si la cause avance, à la faveur d’un mouvement comme #MeToo, Françoise Laborde concède que d’autres combats sont à mener dans les prochaines années. Et notamment celui de l’égalité salariale, « la mère de toutes les batailles », assène la présidente.