Réunion publique à Denain : « Ouvrir davantage nos colonnes à nos contributeurs extérieurs »

La Voix du Nord, le 11 septembre 2019

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Depuis juin et jusqu’à la fin de cette année, des réunions entre les lecteurs et les équipes de La Voix du Nord sont régulièrement organisées. Dans quel but ? « Parce qu’elles permettent de remettre à plat ce qui fait la ou les missions d’un média régional », a indiqué le directeur général de La Voix du Nord, Gabriel d’Harcourt, présent hier au côté de Guillaume Lecointre, le directeur des études du groupe Rossel, auquel appartient La Voix du Nord.

« Au-delà d’être un organe d’informations, ne doit-on pas aller un pas plus loin, faire émerger des solutions ? » Bref, être un journal qui s’engage. C’est ainsi que nous nous positionnons dans notre projet « Nouvelle histoire ».

Plus d’une heure de discussions a suivi, avec des hommes et des femmes très attachés à leur journal. Pas de sujet tabou, tous les thèmes pouvaient être abordés. Comme celui du prix du journal et les augmentations récentes qu’il a connues, une difficulté rencontrée par un lecteur pour contacter le service abonnements ou la rédaction, ou encore cette interrogation sur les sujets que choisit celle-ci, ou non, de faire « remonter » dans les pages Région du journal. « Le journalisme est une affaire de choix, dont les critères sont difficiles à lister », a expliqué Gabriel d’Harcourt.

« Ouvrir nos colonnes aux contributeurs extérieurs »

Des choix s’imposent aussi au journaliste lorsqu’il doit rendre compte des propos de son interlocuteur: il ne peut pas toujours les retranscrire tels quels, tout simplement parce qu’il n’en a pas la place, et doit parfois les « simplifier », pour clarifier une pensée complexe.

La liberté et l’indépendance du journal ont été saluées, « bravo à La Voix du Nord qui n’a pas accepté que l’interview d’Emmanuel Macron soit relue (par l’Élysée, NDLR) ». Des rubriques ont été plébiscitées, comme « De vous à nous ». Un espace d’expression que certains aimeraient voir élargi, avec cette idée à laquelle Gabriel d’Harcourt dit réfléchir: « Ouvrir davantage nos colonnes à nos contributeurs extérieurs. » Le journal a aussi le souci d’être attentif aux attentes de ses lecteurs, notamment dans le domaine sportif: s’adresser aux fans de foot, sans négliger les passionnés de disciplines plus confidentielles.

Un autre souhait a émergé, plus fort à Denain qu’ailleurs: « Valoriser de temps en temps le parcours de réussite d’un anonyme. » Nous l’avons bien noté.